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lundi 18 mai 2009
dimanche 17 mai 2009
samedi 16 mai 2009
Edelweiß
There are many beautiful warmths that will remain close to my heart as I leave Helvetia in a couple of hours. Spicy untamed wild flower perfumes, fresh snow melting drafts drifting down slopes as I slowly glide up, cascading streams gleaming sparkling cristal beams in the still afternoon blue air, post-modern impromptu ruminant cowbell concerts in the high weeds on 45 degree angled rolling hills framed with deep dark misty mythical bark and leaf cathedrals…
But the astonishing hospitality of swiss hosts will top my list of smiles, as I think back on this time. Olivier, Isabelle, Denise, the Tuttles, Christina and Birgit will forever represent my first impression of Switzerland, a lasting cordial mark on the map of my slow path towards the light.
Gruezi mittenand!
But the astonishing hospitality of swiss hosts will top my list of smiles, as I think back on this time. Olivier, Isabelle, Denise, the Tuttles, Christina and Birgit will forever represent my first impression of Switzerland, a lasting cordial mark on the map of my slow path towards the light.
Gruezi mittenand!
vendredi 15 mai 2009
jeudi 14 mai 2009
mercredi 13 mai 2009
mardi 12 mai 2009
lundi 11 mai 2009
samedi 9 mai 2009
Rencontre au sommet
vendredi 8 mai 2009
mardi 5 mai 2009
Lausanne !

J'ai pris des heures à partir ce matin, j'étais désorganisé grave. Il a plu, les derniers jours, et on m'a offert une chambre, alors j'ai atomisé mon équipement un peu partout entre la tente et la maison. Les gestes automatiques n'ont plus cours et conséquemment, je fais tout à l'envers. Puis parfois, lorsque je rencontre des gens aussi sympas qu'Olivier et Isabelle (merci Samuel !), je n'ai pas absolument envie de continuer. En fait, je m'attache à tout, aux gens, bien sûr, mais aussi à l'herbe d'un certain champ, aux clochettes des moutons d'un pâturage près duquel je plante ma tente, à une caissière souriante, à la vieille tenancière d'un camping adorable, à deux vaches qui me fixent d'un air ahuri, moi, crétin, juché sur un tas de bagages à grimper des montagnes en moulinant.

J'ai roulé en silence, tout doucement, le Lac Léman à mes côtés, engoncé dans un écrin de brume. Il faisait douze degrés, nuageux, vent de face, vent du Nord. Je souriais. Quelle bizarre de vie, que la mienne. De temps à autres je regardais vos noms sur le cadre de la Gaxuxa et je me rappelais que je ne pédale jamais vraiment seul. Tout à coup, hop, voilà Lausanne.
dimanche 3 mai 2009
Lac Léman
Nous sommes accueillis comme des rois par Olivier, Isabelle et Denise dans un grand jardin de Versoix, tout près de Genève. Après deux nuits de repos et de calme, arrive l'heure fatidique des aux-revoirs. Ce matin, Dominique et Magaly retournent à la maison après m'avoir traîné derrière eux pendant onze jours à un rythme que je qualifierais de… soutenu. Je prends deux nuits de plus, pour rencontrer au moins superficiellement cette ville énigmatique et discuter avec mes hôtes, qui ne rechignent pas devant une conversation intense et approfondie.
Je vais ensuite pédaler seul quelques jours, jusqu'au retour de Miette (parti à la recherche d'un légendaire squatt genevois) et jusqu'à la jonction avec le groupe normand, qui devrait arriver à Bâle dans les prochains jours, en attendant le grand rendez-vous d'Innsbruck vers la fin du mois.
Toutes mes pensées sont tournées avec gratitude et affection vers mes premiers compagnons de route, Ian, Joey, George, Guillaume, Magaly, Dominique et Miette, qui m'ont tous permis d'apprendre beaucoup et dont je regrette déjà la compagnie. Je sors de ces premiers 450 kilomètres fatigué mais heureux et animé d'une forte volonté de poursuivre. Devant moi, que de l'inconnu, du nouveau, de la découverte.
Andiamos.
samedi 2 mai 2009
Genève !
Nous avions commencé à nous séparer longtemps avant les Alpes, mais c’est en trois morceaux que nous nous sommes échappés de Frangy. Deux tenaient à prendre la route principale, un avait dormi dans le même bled mais sans nous retrouver, et moi je partais de mon côté, bien résolu à prendre les petits chemins avec l’espoir de m’économiser des souffrances et de rouler sans voitures.
Il s'avère que nous avions rendez-vous à Vers pour nous mettre au vert, et c’est vers Vers que mon moral de fer a failli faillir et me faire filer à l'envers. Je me trouvais à trois kilomètres de l’objectif, avec une demi-heure d’avance sur le plan, mais devant moi, que du vertige. J’ai terminé les derniers cent mètres d’ascension en poussant la Gaxuxa, qui traînait des sabots sous mes bagages. Les autres m’envoient un texto : « nous y sommes ». Je regarde Gégé qui m’indique 2 kilomètres. Mais quels kilomètres ! Une demi-heure plus tard j’arrive au sommet, le reste est une question de secondes. Les deux athlètes ont croisé Miette, équipé d’un pneu neuf, coiffé et blanchi ! C'est l'effet Suisse ! Il nous rejoint là, près du monument aux morts où on peut lire : « Aux enfants de Vers morts pour la France », ce qui ne rime pas trop, et c'est dommage de venir d'un village au nom si tant tentant qu'on s'y laisserait en chantant tenter à réécrire ce qui aurait pu dire de la même manière mais avec moins de pompe, si je puis l'oser faire, en plus réaliste et moins va-t'en-guerriste : « Aux fils de Vers morts en enfer ».
La suite n’est qu’une longue enfilade de routes moches et descentes stressantes entre voitures et fardiers sifflants et rugissants. Nous passons un poste frontière barricadé, Schengen oblige, et nous voilà à l’étranger. Tout de suisse commencent les pistes cyclables, les grands trottoirs et un certain civisme dans lequel les rares comportements de dingues font tache. Avant d’aller prendre un petit jus sur le Lac, nous nous arrêtons pour laisser le petit faire ses courses. Voilà, nous sommes à Genève, de l’autre côté des Alpes, nous sommes parvenus du Languedoc à la Suisse, par la simple et modeste force de nos petits muscles, de nos petites bronches, de nos plaisirs et de nos volontés. Le soleil brille, un vieux tube pop flotte par la porte ouverte d’un kebab alangui, Dire Straights, You’re So Far Away From Me.
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