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vendredi 26 juin 2009

Eurovélo 6 :
Pas toujours très roulante !



La fameuse Eurovélo 6 existe surtout dans les bureaux de l'organisation qui a trouvé ce chouette concept de pistes cyclables transeuropéennes. Reste que depuis Bratislava, ses enseignes ont commencé à apparaître un peu partout. Il est à peu près impossible de la suivre pendant une journée, puisqu'elle semble se diriger un peu n'importe où, allant jusqu'à repartir en sens inverse de temps à autres. Les cyclonomades d'expérience préféreront suivre leur nez et leur boussole, évidemment. À compter du Sud de Budapest, l'Eurovélo 6 n'hésite plus à s'identifier sur des digues recouvertes d'herbes folles, à l'entrée de chemins de ferme boueux, ou au beau milieu de champs en friche couverts de ronces. À certains moments, nous roulons 30 km/h. À d'autres, nous poussons les vélos, du sable humide plein nos sandales. C'est l'aventure, que diable !

Ivan, le petit nouveau



Il a pédalé de l'Île de Mann jusqu'ici et nous allons faire un bout ensemble. Quand nous retrouverons Vincent, ça fera toute une équipe. En autant qu'il n'ait pas été kidnappé par les petites Hongroises comme Miette l'a été par les Suissesses… Décidément, les sirènes, les sirènes… Sans cesse leurs mélopées enchantent les berges de l'Odyscycle.

Mollomollets, +1 -1 !

En sortant de Budapest nous nous sommes perdus de bien des façons. Au hasard d'un méandre et d'un cauchemar signalétique, nous faisons la rencontre de Ivan, citoyen de l'Île de Mann, un état souverain microscopique situé en mer au large de Liverpool. Nous roulons à trois toute la journée. Vincent a de nouveau des soucis avec la Mule. Faut dire qu'on s'est pris des averses, des boues, des chutes, des clôtures, des euh… Enfin. À un moment, nous perdons contact avec Vincent et la Mule. Il n'y a qu'un pont nous reliant à la suite du voyage, donc nous nous installons juste devant pour l'attendre. Une demi-heure passe. Je pars derrière et je remonte jusqu'au dernier point où je me souviens de l'avoir aperçu dans mon rétro. Rien. « Encore un coup de Drive for War (nos ennemis jurés) » comme aime le Vincent chaque fois qu'il pleut ou qu'on ne trouve pas de fontaine. Je ris un bon coup et je file à la Mairie, notre point de rendez-vous en cas de paumage total. Il n'y est pas. Je retrouve Ivan qui en est à son enième café et nous décidons de filer plein Sud. Vincent devait de toute façon faire un petit détour galipette chez une jolie jeune Magyarette. En espérant le retrouver le plus tôt possible, lui qui parle un peu Serbe et connaît bien le coin.

Nous bivouaquons sur le Danube en pleine pluie. Tout se passe bien. Départ à 6h30, roulade énergique, arrivée en fin de journée, encore sous la pluie. Nous sommes accueillis par une famille très sympa dont le fiston est cyclorandonneur et triathloniste ! Merci, merci, merci Warmshowers. Nous passerons deux jours ici avant de tenter de traverser la Serbie sans planter nos tentes dans un champ de mines.

jeudi 25 juin 2009

Dunavesce - Baja ; 108 km


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mercredi 24 juin 2009

Budapest - Dunavesce ; 105 km


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mardi 23 juin 2009

Yönapot faciles

Je dis souvent qu'il faut respecter, voire craindre, la moindre distance au-dessus de trois kilomètres. Il nous restait un petit trente sur le plat à grignoter pour arriver à Budapest et malgré notre grande sagesse (euh…), il faut admettre que nous l'avions fichtrement négligé. Nous partons sans trop étudier la carte (c'est de la ligne droite, non ?), sous une pluie d'abord vaporeuse, puis abondante et bientôt torrentielle. Tout va bien pour les deux premiers tiers. Nous entrons dans la trace de break banlieusarde de Budapest. Je suis rêveur et gaffeur d'ordinaire, mais ce matin, ça bat des records. En replaçant un gugusse sur mon guidon, je me prends de front une voiture stationnée. C'est la première chute du jour, mais pas la dernière.

Petite pause café pour laisser passer les précipitations violentes. Nous sommes assis sur le bord du Danube, devant un bac qui s'active pendant une heure à transporter piétons et véhicules de toutes sortes. Jamais l'idée ne me prend de consulter ma carte. La piste cyclable, en fait, se termine ici et emprunte ce bac pour aller zigzaguer dans un parc naturel de l'autre côté, parmi les oiseaux et les fleurs, sous couvert de grands arbres. Mais nous, euh… Nous allons plutôt continuer dans cette Suburbia version Est — c'est-à-dire la mêêême chose ! —, glissant de centres commerciaux en rangées de bungalows aux styles incompatibles et pompiers, avant de nous voir jetés pieds et poings liés dans la mêlée des autos tamponneuses et des fardiers balourds sur l'autoroute secondaire de la capitale, la terrible « 2 ».

Des Hongrois bien intentionnés nous pointent le Danube en gesticulant. Nous tentons de rejoindre une hypothétique piste cyclable en prenant chemins de côté et routes de service, en vain. Nous nous retrouvons sur un vague sentier détrempé. Au moins, ça ne sent pas la mort par écrabouillage. Nous relaxons un peu, malgré la pluie. C'est là que je glisse dans une ornière saillante ; les roues se mettent en travers, je sens mon poids qui bascule et floc ! Je suis étendu dans les herbes détrempées, la Gaxuxa est toute à l'envers dans la boue, les sacoches ici et là. Vincent me file un coup de main et on repart en rigolant. Juste quand je me dis qu'on a le moral et que c'est ça qui compte, hop ! Je dérape encore, c'est pareil, cette fois je termine debout, mais la Gaxuche a encore l'air folle avec ses pattes emmêlées et ses cornes de traviole. Une attache de sacoche a lâché. Je devrai réparer plus tard, je fixe pour le mieux dans l'urgence, après tout, il ne reste que sept km.

Notre petit chemin s'avère un piège de clôtures et de murs, duquel nous devons nous évader en déchargeant les vélos afin de les soulever au-dessus d'une barrière, tout ça sous les trombes diluviennes. Miracle, une piste cyclable existe bel et bien à cet endroit. C'est un accotement glorifié de la même « 2 ». Vacarme, poussière, échappements. Miam. Nous arrivons au cœur saignant de la métropole hongroise, qu'une armée d'États-Uniens en cravates semble avoir désossée pour la transformer en Edmonton à racines. On dirait que seule la très vieille partie de la cité ait gardé quelques vieilles pierres. Par chance, c'est là que sont sises les auberges de pauvres et c'est là que nous allons tenter de passer quelques jours. Malgré notre affection pour la ville, nous qui sommes tous deux fils du ciment, il faut admettre l'apparition désormais de plus en plus pressante de l'appel des bois. La forêt a une dimension tellement plus humaine que l'habitat des humains. Comme si la ville de ce siècle se suffisait à elle même et ne tentait plus d'y accueillir que sa propre pérennité minérale et sans vie.

Szödliget - Budapest ; 33 km


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dimanche 21 juin 2009

La Mule et la Gaxuxa au kórház (hôpital)


Nous sommes arrivés de peine et de misère à Szodliget, les deux montures épuisées bien plus que leurs cavaliers. J'avais déjà dû changer chaîne et cassette à Vienne, à la grande déception de mon porte-feuille, mais j'ai laissé dans une poubelle au bord du Danube un pneu de marque légendaire censé durer 10 000 km les doigts dans le nez. À peine s'il en avait 3000. Baah. La Garrigue, la charge, les cailloux. Nouveau pneu aussi pour la Mule, sans compter une nouvelle chambre à air, nouveaux patins de freins et des tas de nouveaux rayons pour tout le monde (plus une grosse poignée de rechanges), graissages, bains d'huile, la-to-tale. Tout ça effectué ici à Szödliget par Csokmei Lajös et fils pour une poignée de monnaie, quelques sourires et une longue session de mime. Inutile de dire que nous recommandons fortement.

Nous devions couchsurfer ici une seule nuit mais, au vu des circonstances, nos fantastiques hôtes nous ont offert de rester aussi longtemps que nécessaire. Ils nous prêtent une maison d'invités ! Nous repartons demain à l'assaut de l'Est. Prochaine nuit à Budapest. Nous roulerons en Serbie au cours des jours qui suivent. Les prochaines semaines risquent de nous tenir un peu à l'écart des réseaux électroniques, mais je tenterai évidemment de mettre les sites à jour le plus souvent possible.

Moča, Slovaquie - Sződliget, Hongrie ; 80 km


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En fait, ce n'est vraiment pas le chemin que nous avons pris, puisque nous avons longé le Danube de bout en bout à quelques exceptions presque. Nous avons traversé les rivières à des endroits un peu clandestins et Googlemaps n'aime pas ça. De toute façon, vous aurez compris que la carte ne correspond jamais au territoire !

Bivouac sur le Danube







vendredi 19 juin 2009

Adba, Hongrie - Moča, Slovaquie ; 120 km


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mardi 16 juin 2009

Bratislava - Abda ; 90 km


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Nous roulons en Hongrie, bon sang de bonsoir ! En-Hon-grie !