mardi 30 juin 2009

Indija - Belgrade ; 47 km


Cette route, cette terrible route, engorgée de camions monstrueux et de chauffards hystériques. Y ayant goûté la veille, nous décidons de l'emprunter à l'aube. Nous sommes en selle à 6h et nous torchons comme des estis. Nous arrivons à Belgrade à 8h30. La dernière moitié aura été un enfer cycliste. Vacarme, stress, danger aigu d'écrabouillade.

Nous rencontrons tout d'abord un serveur hostile qui nous sert un café au goût de carton imbibé d'huile à moteur, puis se sauve avec la monnaie. Nous traversons le centre-ville, mais les patrons de notre auberge ne répondent ni à la sonnette ni au téléphone. Ensuite, une dame impatiente de l'office du tourisme nous envoie sur deux autres établissements qui ont exactement le même comportement que le premier. Fschss ! Une pluie diluvienne s'abat en trombes. Uhm. Nous sommes sauvés par l'intervention d'une couturière au grand cœur qui connaît l'aubergiste et lui laisse un message. Elle nous offre un verre de jus, nous fait asseoir dans sa boutique, nous présente son fils qui va nous aider en transportant les bécanes dans le sous-sol qu'elle nous prête… tout ça gracieusement. L'hostellière finit bien par arriver. L'offre n'est pas très chouette, mais nous sommes à bout. Il est quatorze heures quand nous finissons par poser nos sacs. Nous sommes à Belgrade, tout de même, c'est pas rien.

4 commentaires:

gaétan a dit…

Journée de travers sauvée par la couturière :-)).
Ça m'est arrivé quelquefois d'avoir une très mauvaise opinion d'un village où je déballais mes sacoches de vélo et le lendemain matin je trou8vais que finalement c'était pas si pire que ça. Te souhaite la même chose surtout que Belgrade c'est pas rien quand même.

Miléna a dit…

mmmmmmmmm.... une couturière! Elle avait seulement le grand coeur ou aussi heu... m'enfin, bref, je m'égare.

La richesse des peuples et de leur accueil (ou leur non-accueil), c'est pas rien, quand même. Ça rend l'anecdote possible.

Gomeux a dit…

Belgrade.
Belgrade calisse, man.
Tu te rends compte?
T'es rendu loin de Messier en esti.
C'est pas rien.

Merci pour ce voyage.

Roulez, roulez bien.

É. a dit…

:0)